Une pratique innovante pour prendre en charge les troubles du sommeil présentée à l’occasion de la 17ème journée nationale du sommeil et de la vigilance organisée à la clinique

Le 17 Mars 2017, la clinique organise cette journée de prévention avec 1 chirurgien ORL présent sur site.

Au programme de 12h à 14h:
– des panneaux d’affichage,
– des flyers, … pour information
– des démonstrations de matériel : orthèse d’avancée mandibulaire, une ceinture dorsale anti-ronflement, un appareil de ventilation à pression positive.

Mme FOTOOHI, la principale instigatrice de projet sera disponible de 13h à 14h.

L’occasion également de présenter une nouvelle pratique à la clinique Inkermann pour la prise en charge des troubles du sommeil. En effet, les chirurgiens ORL et les anesthésistes proposent une meilleure prise en charge des patients souffrant de rhonchopathie et/ ou d’apnée du sommeil.

Mieux explorer et traiter les ronflements et les apnées du sommeil

La Clinique a fait l’acquisition d’un endoscope spécialement adapté à l’exploration des ronflements et les apnées du sommeil afin de proposer au patient une chirurgie ciblée, si elle est indiquée. Cet appareil s’utilise sur le plateau technique de l’établissement.

Les chirurgiens ORL d’Inkermann proposent une nouvelle approche dans la prise en charge des patients présentant une rhonchopathie et/ou une apnée du sommeil, qui présente un intérêt grandissant depuis quelques années.

Indications et bénéfices de l’endoscopie du sommeil

En effet, jusqu’à présent, le bilan de ces pathologies comportait un enregistrement du sommeil (polygraphie ventilatoire ou polysomnopraphie) et un examen fibroscopique de la sphère ORL réalisés au cabinet du chirurgien ORL, voire une imagerie (TDM, IRM ..), pour déterminer la morphologie des voies aériennes supérieures et objectiver d’éventuels obstacles.

Or ces examens réalisés à l’état d’éveil, ne permettent pas de mettre en évidence exactement ce qui se produit pendant le sommeil, alors que la structure anatomique des voies aériennes supérieures se modifie par la position allongée et le relâchement musculaire.

L’endoscopie sous sommeil artificiellement induit, qui reproduit au plus près possible les conditions du sommeil

naturel, permet de visualiser les sites et les mécanismes de l’obstruction des voies aériennes supérieures.

Cet examen se pratique en ambulatoire sous anesthésie générale, selon un protocole de sédation bien défini.

Il nécessite une collaboration étroite avec des confrères anesthésistes ayant une bonne connaissance de cette pratique et de l’utilisation du monitoring cérébral, destiné à contrôler la profondeur de la sédation.

Le patient est placé en décubitus dorsal. Le chirurgien ORL, muni d’un endoscope souple comportant un enregistrement son et vidéo, réalise l’examen pendant la phase de l’endormissement, contrôlé par le confrère anesthésiste qui suit le monitoring.

On peut ainsi explorer l’ensemble des voies aériennes supérieures, des fosses nasales au carrefour hypopharyngolaryngé.

Ce qui permet d’identifier un obstacle mécanique : déviation septale obstructive, hypertrophie des amygdales, hypertrophie vélaire avec une luette longue vibrant en bâton de cloche, hypertrophie de la base de la langue et/ou des amygdales linguales, bascule obstructive de l’épiglotte, hypertrophie concentrique du pharynx, obstruction laryngo-trachéale, etc.

Cet examen permet également de noter directement les conséquences ventilatoires de chaque obstacle comme des ronflements, voire un collapsus pharyngé/laryngé avec apnée. Enfin, il permet de constater l’efficacité de certaines manoeuvres comme l’avancement mandibulaire, le changement positionnel, etc.

Cet examen est systématiquement indiqué lorsqu’une chirurgie préalable a échoué, lorsqu’aucun obstacle évident n’est retrouvé cliniquement et enfin lorsque plusieurs traitements sont potentiellement possibles.

Des discussions et études sont en cours sur l’intérêt d’une endoscopie du sommeil systématique avant toute indication chirurgicale. De fait elle permet d’adapter la stratégie chirurgicale à chaque cas avec un traitement « à la carte », et de récuser la chirurgie pour des patients présentant des obstacles multisites, ce qui était jusque là source d’échecs thérapeutiques fréquents. Il est impératif d’évaluer avec précision le mécanisme obstructif, et les interactions dynamiques des structures anatomiques pendant le sommeil, afin d’éviter des gestes chirurgicaux en excès ou non adaptés.

Les chirurgiens ORL de la polyclinique, en collaboration avec leurs confrères anesthésistes, mettent en place cettepratique innovante, avec pour objectif une meilleure prise en charge des patients présentant une rhonchopathie et/ou une apnée du sommeil, répondant ainsi à l’exigence d’une pratique médicale moderne et à la pointe de l’actualité.

 

Plus d’infos: l’offre de soins de la clinique Inkermann

La clinique assure une prise en charge sanitaire de court séjour 7j/7, 24h/24 dans une culture de sécurité des soins autour des principales spécialités de l’établissement, réunies autour des pôles suivants :

  • Cardio-vasculaire et thoracique
  • Chirurgie ORL et cervico-faciale
  • Gastro-entérologie et chirurgie viscérale
  • Gynécologie obstétrique
  • Ophtalmologie et chirurgie de la cataracte
  • Ostéo-articulaire et traumatologie
  • Urologie
  • Médecine d’urgence
  • Chirurgie plastique et reconstructive
  • Anesthésie-réanimation
  • Médecine Polyvalente

URGENCES 24h/24

UNE PRISE EN CHARGE GLOBALE

NOS SERVICES

  • 1 pôle de chirurgie de 84 lits, répartis en 3 services (B, C, D)
  • 1 service de maternité de 15 lits
  • 1 service de médecine à orientation cardiologique de 21 lits
  • 1 unité de médecine polyvalente de 18 lits
  • 1 service de chirurgie et d’anesthésie ambulatoire de 24 places
  • 1 service d’urgences
  • 1 service de radiologie, Scanner, IRM
  • 10 salles d’intervention
  • 2 salles de surveillance post interventionnelle
  • 1 stérilisation centrale
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  • 4 lits identifiés soins palliatifs
  • 1 unité de surveillance continue de 8 lits